LE SOCLE COMMUN, promesse démocratique

Proposition 8 : Enrichir les pratiques pédagogiques

Il n’existe pas “une” pédagogie du socle, les professeurs doivent au contraire pouvoir varier et adapter leur pédagogie en fonction des élèves. Comme le souligne le HCE, “la réforme constituée par le socle commun serait inefficace si elle se réduisait à cocher juste avant un conseil de classe les différentes cases du Livret Personnel de Compétences. La validation de la maîtrise du socle n’est en effet qu’un aboutissement, et l’acquisition des compétences du socle est avant tout une question d’enseignement.

Parmi les pistes à considérer : favoriser les productions et projets menés individuellement et en équipe, intégrer une dimension formative renforcée dans les évaluations des élèves, valoriser l’oral, prendre en compte le travail et les progrès des élèves, mais aussi affirmer le droit à l’erreur et donc en finir avec les évaluations-sanctions qui mènent au tri des élèves.

Ce qui compte, c’est ce que les élèves apprennent effectivement.

Participez en commentant cette proposition et découvrez les 9 autres.

Préambule aux 10 propositions

Publicités

Un commentaire sur “Proposition 8 : Enrichir les pratiques pédagogiques

  1. PLNT80
    23 mars 2012

    Convaincre les professeurs, les parents et les élèves de la nécessité de réfléchir l’évaluation en terme de compétences et de connaissances n’est pas chose aisée même si on peut constater une évolution des pratiques dans nos collèges.
    Pour ce faire et dans un souci de cohérence, il me semble que l’éducation nationale ne peut faire l’économie de décisions emblématiques qui aideraient grandement les équipes à progresser dans ce domaine. Au premier rang de celles-ci la nécessaire réforme du DNB.
    Comment concilier durablement, en effet, les valeurs du socle (respect du rythme de l’élève, ambition pour chacun….) et des pratiques d’évaluations qui relèvent d’un certain archaïsme pédagogique?
    L’obtention du DNB repose sur une superposition d’exigences qui relève davantage d’un inventaire à la Prévert que du bons sens. Alors que cet examen devrait être le point d’orgue de la scolarité obligatoire, il apparait aujourd’hui comme le symbole des tensions qui minent et rendent illisible notre conception de l’enseignement. En effet, le DNB évalue l’élève en s’appuyant sur:
    – la moyenne obtenue aux contrôles continus de l’année tous modes d’évaluations et toutes disciplines confondus (devoirs à a la maison, devoirs surveillés, interrogations écrites, oraux, écrits, notes de vie scolaire!…)
    – les notes obtenues aux épreuves terminales
    – l’obtention du socle commun de connaissances et de compétences
    – l’obtention du niveau A2 en langues vivantes
    – l’obtention du B2i
    Les professionnels de l’éducation connaissent et regrettent depuis plusieurs années l’absence de ligne directrice forte qui permettrait de substituer plutôt que d’ajouter sans cesse. Mais au-delà de ce reproche, il me semble dangereux pour la pérennisation du socle et de la philosophie de l’éducation qui le porte, qu’on laisse cohabiter dans cet examen qui reste un point de repère, qu’on le veuille ou non, pour la communauté éducative, une telle confusion des genres.
    L’école du socle ne peut pas s’abstenir d’une réforme du Diplôme national du Brevet.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Information

Cette entrée a été publiée le 15 mars 2012 par dans Nos 10 propositions.

RSS Scoop.it : Le socle commun pour les nuls

  • Erreur, le flux RSS est probablement en panne. Essayez plus tard.
%d blogueurs aiment cette page :