LE SOCLE COMMUN, promesse démocratique

Claude Lelièvre : « il faut que cela change ! »

Le socle commun n’a un sens plein que dans le cadre de la scolarité « obligatoire », celui de la bonne redéfinition de ce que l’on peut et doit en attendre, du «bien commun» (à savoir ce qui est jugé «indispensable», «obligatoire») qui doit être maîtrisé par tous et par chacun.
Contrairement à une légende tenace, le «socle commun» ne vise pas en priorité à résoudre le problème des jeunes en échec scolaire (même s’il peut y aider). C’est tout à fait clair dans le premier texte officiel où l’expression apparaît (à savoir le rapport de 1994 du CNP) : «il s’agirait de relever le défi posé par ces élèves ‘’moyens-faibles’’ qui, sans être en situation d’échec scolaire, parviennent trop souvent en fin de collège munis d’un bagage dont c’est un euphémisme de dire qu’il est insuffisant».
Et le décret d’application du 11 juillet 2006 est lui aussi très clair sur ce point : «S’agissant d’une culture commune pour tous les élèves, le socle traduit tout autant une ambition pour les plus fragiles qu’une exigence pour tous les élèves. Les graves manques pour les uns et les lacunes pour les autres à la sortie de l’école obligatoire constituent en effet des freins à une pleine réussite et à l’exercice d’une citoyenneté libre et responsable».
Mais, pour bien des raisons, ce n’est pas en réalité cette politique qui a été menée. Il faut que cela change !

Claude Lelièvre, historien de l’éducation

Publicités

À propos de Anthony Lozac'h

Prof d'Histoire-Géographie s'intéressant à la pédagogie et aux questions éducatives, militant syndical au Se-Unsa.

Information

Cette entrée a été publiée le 15 mars 2012 par dans Contributions.

RSS Scoop.it : Le socle commun pour les nuls

  • Une erreur est survenue ; le flux est probablement indisponible. Veuillez réessayer plus tard.
%d blogueurs aiment cette page :